UK health performance : données de la charge globale des pathologies en 2010

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C. Murray et al. The Lancet 2013 ; 381 : 997-1020.

But de l’étude

Le Royaume-Uni a un système de santé universel et gratuit depuis 60 ans, mais les dépenses afférentes ont augmenté de façon franche depuis 1990, quoique de façon moindre que dans les pays voisins. Les données d’une enquête de 2010 ont été comparées à une enquête de même nature effectuée en 1990 ainsi qu’à d’autres enquêtes réalisées en Europe, en Amérique du Nord et en Australie pour 259 pathologies et 67 facteurs de risque.

Méthodes

Comparaison des enquêtes selon l’époque.

Résultats

A la fois pour la mortalité et les handicaps, les indicateurs de santé se sont améliorés au Royaume-Uni entre 1990 et 2010, avec notamment une espérance de vie augmenté de 4,2 années. Cela dit, le Royaume-Uni faisait moins bien que le reste des pays à l’étude pour les décès rapportés à l’âge, les années de vie perdues rapportées à l’âge, l’espérance de vie en 1990. Bien que dans la plupart des groupes d’âges, il y a eu des réductions sur les mortalités spécifiques rapportées à l’âge, celle-ci était peu modifiée pour les hommes de 30 à 34 ans avec une baisse d’à peine 3,7%.

Concernant la mortalité prématurée, l’aggravation dans les deux sexes portait sur les 20-54 ans. Dans tous les groupes d’âge, on notait pour cette mortalité prématurée les contributions de l’Alzheimer qui augmentaient de 137%, des cirrhoses de 65% et des pathologies liées à l’usage de drogues (plus de 577%)

En 2010 par rapport aux autres pays étudiés, la Grande-Bretagne avait significativement moins d’années de vie perdues rapportées à l’âge par accidents de la route, diabète, cancer du foie, maladies rénales mais plus de cardiopathies ischémiques, BPCO, infections respiratoires basses, cancer du sein, de l’œsophage, de pathologies vasculaires, de naissances compliquées avant terme, d’anomalies congénitales et d’anévrysmes aortiques.

Les années de vie sans déficience ont été stables entre les deux périodes rapportées au sexe et à l’âge, mais la mortalité spécifique rapportée à l’âge ayant elle baissé, c’est l’importance des années avec déficit qui a augmenté. Ces déficits chroniques sont essentiellement dus en 2010 aux pathologies mentales et aux addictions pour 21,5%, les pathologies musculo-squelettiques (30,5%). Le facteur dominant étant[...]

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