Chutes et anticoagulation

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La chute est un problème de santé publique chez les patients âgés. Elle impose une prise en charge adaptée. Elle est source de réticences à l’introduction d’un traitement anticoagulant. Il est important de mesurer le risque hémorragique encouru par les patients chuteurs sans négliger les bénéfices attendus des traitements anticoagulants.

Des scores de risque embolique et hémorragique ont été établis dans le but -d’apprécier de façon la plus juste possible cette balance bénéfice/risque. Comment le clinicien peut-il évaluer au mieux la situation de ces patients âgés chuteurs afin de décider d’établir ces traitements et d’optimiser leur prise en charge ?

Chute

La chute est un problème de santé majeur chez les personnes âgées, surtout après 75 ans. C’est un syndrome gériatrique très fréquent puisqu’il est estimé que, dès 65 ans [1], plus d’un tiers des sujets font au moins une chute par an et, après 80 ans, c’est plus de la moitié. Ce phénomène est responsable de perte d’indépendance et de mortalité.

1. Facteurs prédisposants

Les patients chuteurs présentent des facteurs prédisposants estimés en moyenne à 3,3 par patient. Certains de ces facteurs sont modulables comme la polymédication, avec en particulier les psychotropes, les médicaments cardio-vasculaires tels que les diurétiques, la digoxine ou les antiarythmiques de classe I. Les autres facteurs de risque sont les troubles de la marche et/ou de l’équilibre, la sarcopénie avec diminution de la force et/ou de la puissance musculaire, l’arthrose, les anomalies des pieds, la baisse de l’acuité visuelle, l’existence d’un syndrome dépressif ou d’un déclin cognitif.

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À propos de l’auteur

Service de Gériatrie, CHRU, Brest.