Les sessions scientifiques de l’American Heart Association de 2023 se sont tenues du 16 au 18 novembre à Philadelphie. Elles confirment les avancées constantes de la cardiologie avec plusieurs innovations et notamment l’entrée en force de l’utilisation de l’intelligence artificielle dans de nombreux domaines.
Parmi les faits marquants de ce congrès, nous avons sélectionné sur cinq études de portée pratique immédiate ou à court terme et sur trois autres esquissant les innovations en cours.
Pour aujourd’hui
>>> L’étude SELECT a été organisée comme le moment fort du congrès : présentation en séance d’ouverture accompagnée de deux commentaires et d’une table ronde. Elle semble en effet consacrer le bénéfice qu’il y aurait sur le plan cardiovasculaire à diminuer l’obésité, ce qui pourrait être une première étape d’importance dans la prise en charge de ce marqueur de risque puissant. En fait, les résultats de cette étude peuvent faire l’objet de plusieurs analyses différentes dont plusieurs ne valident pas l’hypothèse du bienfait du traitement spécifique de l’obésité. Les plus fiables des conclusions actuelles semblent être au nombre de deux :
– une molécule initialement développée pour le traitement du diabète, le sémaglutide, lors d’une utilisation à dose élevée telle que proposée dans l’obésité, apporte un bénéfice clinique d’ordre cardiovasculaire (CV) chez les patients non diabétiques et dès l’existence d’un surpoids (critère d’inclusion dans l’étude : IMC au moins égal à 27) ;
– nous disposons d’une nouvelle voie thérapeutique pour améliorer le pronostic CV des patients en prévention CV secondaire ayant un poids excessif.
>>> L’étude ORFAN consacre deux concepts : l’apport de l’utilisation de l’intelligence artificielle à la prédiction du risque CV à partir de l’analyse de plusieurs dizaines de milliers de coroscanners et l’apport de l’évaluation de l’inflammation de la paroi des artères coronaires. Pour résumer l’intérêt majeur de cette étude, la technique permet de corréler le risque d’infarctus du myocarde au degré d’inflammation des artères coronaires chez des patients n’ayant ni plaque d’athérome coronaire, ni calcifications coronaires, et ce de façon indépendante de tous les autres marqueurs de risque.
>>> L’étude ORBITA 2 est consacrée à un symptôme propre[...]
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