Le développement des anti-PCSK9
La recherche pharmacologique dans le domaine des lipides est particulièrement active, tant en ce qui concerne de nouvelles cibles thérapeutiques (Lp (a), apoCIII, triglycérides…) qu’un panel encore jamais vu de voies pharmacologiques innovantes.
Ainsi, par exemple, dans le seul domaine de la voie des anti-PCSK9, sont en développement le lerodalcipep, une protéine recombinante, au moins deux molécules actives par voie orale (le MK-0616 et le NNC0385-0434), un nouvel anticorps humanisé injectable de très longue durée d’action, la voie vaccinale et enfin la modification génétique par la technique CRISPR-Cas9.
Deux études ont été présentées lors de l’AHA faisant état des avancées de deux de ces nouvelles voies pharmacologiques de traitement anti-PCSK9.
Un anti-PCSK9 injectable de longue durée d’action
L’étude REMAIN a été conduite en Chine dans l’objectif d’évaluer les effets à long terme sur le LDL d’un anticorps monoclonal anti-PCSK9 injectable, le recaticimab, pour lesquelles les injections pourraient n’avoir lieu que toutes les 4, 8 ou 12 semaines. L’étude a été conduite contre placebo chez des patients ayant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote jugée non contrôlée par un traitement comprenant une statine. Les groupes traités étaient constitués en moyenne de 150 patients et les groupes placebo de 75 patients.
Au terme d’une durée moyenne de 48 semaines, les résultats ont montré que chaque dose testée (150 mg toutes les 4 semaines, ou 300 mg toutes les 8 semaines ou 450 mg toutes les 12 semaines) permet une diminution nettement significative et prolongée du LDL tout le temps compris entre les injections. Cette diminution a été de l’ordre de 60 % pour les formes injectables toutes les 4 et 8 semaines et de l’ordre de 50 %[...]
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