“Ce n’est pas la récompense qui élève l’âme,
mais le labeur qui lui valut cette récompense.”
~ Multatuli (1820-1887)
En 2024, les trois prix Nobel scientifiques ont concerné des avancées ayant des implications potentiellement majeures en médecine.
Le 7 octobre, le prix Nobel de physiologie et de médecine a couronné deux chercheurs à l’origine de la découverte des microARN. Le prix Nobel de chimie a été décerné le 9 octobre à trois chercheurs œuvrant sur la structure des protéines. Et, d’une façon qui peut paraître surprenante, le prix Nobel de physique a été remis le 8 octobre à des travaux portant sur l’intelligence artificielle.
Les deux autres prix Nobel sont non scientifiques, le prix Nobel de littérature et le prix Nobel de la Paix. L’économie, quant à elle, fait l’objet d’une distinction spécifique depuis 1968, attribuée par la banque centrale de Suède.
Chaque récipiendaire reçoit le 10 décembre, jour anniversaire du décès d’Alfred Nobel, à Stockholm (Suède), une médaille d’or, un diplôme et une somme d’argent de 10 millions de couronnes, soit 920 000 euros pour chaque Prix, à partager entre les lauréats du même prix s’il y en a plusieurs.
Les travaux récompensés cette année et leur rapport avec la médecine
Les microARN ont été découverts presque par hasard et de façon contre-intuitive : il s’agit de minuscules ARN, non codants, qui régulent la synthèse des protéines. Chez l’homme ils sont actifs dans de nombreux mécanismes physiologiques et physiopathologiques et ils peuvent quitter les cellules et circuler dans divers fluides corporels. Ils constituent donc tout à la fois des biomarqueurs potentiels et des cibles thérapeutiques, par une nouvelle modalité de thérapie génique.
La structure des protéines est complexe, tridimensionnelle, et, jusqu’à peu, n’était pas prédite par la connaissance de la séquence des acides aminés les composant. L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) a permis de prédire la structure des protéines naturelles non désordonnées et donc de mieux comprendre leurs interactions et la façon de les moduler, ouvrant de nombreux champs de recherche et de nouvelles voies thérapeutiques potentielles. À noter que le prix Nobel de chimie de 2024 a deux particularités, d’une part, il récompense deux types de travaux[...]
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