Les microARN : prix Nobel de physiologie et médecine

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Les recherches sur les acides nucléiques (voir encadré I) ont conduit à découvrir de nouveaux modes de régulation des gènes passant par l’acide ribo-nucléique (ARN) et ont fait l’objet de deux prix Nobel de médecine consécutifs.

En 2023, le prix Nobel de physiologie et médecine a été décerné conjointement à Katalin Karikó (Hongrie) et à Drew Weissman (É.-U.), chercheurs à l’origine du développement de la technologie des vaccins à ARN messager (ARNm). Cette technologie avait pu être appliquée à la lutte contre le SARS-CoV2, le virus responsable de la pandémie de Covid-19.

En 2024, le prix Nobel de physiologie et médecine a été décerné conjointement à deux biologistes américains, Victor Ambros, professeur de sciences naturelles à la Faculté de médecine de l’Université du Massachusetts, et Gary Ruvkun, professeur de génétique à la Harvard Medical School, pour leur découverte des microARN et de leur rôle dans la régulation de l’expression des gènes. En 1993, ces deux chercheurs avaient tous les deux, mais dans deux articles distincts, publiés leurs découvertes sur “un nouveau niveau de régulation des gènes”. Ces deux scientifiques ayant fait leur postdoctorat ensemble au Massachusetts Institute of Technology (MIT) se connaissaient et ont alors compris qu’ils avaient tous les deux identifié un même petit brin d’ARN. Et donc, toujours séparément, mais en collaboration, ils ont mené des recherches afin de déterminer comment les différents types de cellules se développent et leurs travaux sur un ver rond d’un millimètre, le nématode Caenorhabditis elegans, ont ainsi conduit à la découverte des microARN.

En 1993, l’équipe d’Ambros avait donc identifié un gène, lin -4, qui contrôle le développement de C. Elegans, mais qui ne code pas pour une protéine, mais pour une paire de petits ARN, qu’ils nommèrent microARN ou miARN. Cette équipe démontra que le miARN lin -4 réprime l’expression du gène lin -14, et permet d’accélérer la croissance du C. Elegans. En 2000, un second miARN, dérivé du gène let -7, a été découvert chez le C. Elegans et également chez l’humain.

Pour mémoire, en 1998, la découverte, toujours à partir de travaux sur le nématode Caenorhabditis[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.