Pour le cardiologue, l’année 2024 en matière de diabète a surtout été marquée par l’extension du bénéfice clinique des arGLP1, en l’occurrence le sémaglutide à la dose cible de 1 mg par semaine aux patients diabétiques de type 2 ayant une maladie rénale chronique, avec même, une réduction de mortalité totale.
Concernant les inhibiteurs de la SGLT2 communément appelés gliflozines, c’est essentiellement une méta-analyse de l’ensemble des essais thérapeutiques contrôlés de phase III conduits contre placebo qui a permis de quantifier avec précision l’effet sur les événements cardiovasculaires majeurs de cette classe, qui a retenu notre attention.
Extension du bénéfice clinique des arGLP1 à la néphropathie diabétique
Les méta-analyses des essais thérapeutiques contrôlés conduits chez des patients ayant un diabète de type 2 (DT2) et ayant un risque cardiovasculaire (CV) élevé ont démontré que les analogues des récepteurs au GLP1 (arGLP1) réduisent significativement le risque d’AVC (en moyenne de 12 %), le risque d’infarctus du myocarde (en moyenne de 10 %), le risque d’hospitalisation pour insuffisance cardiaque (en moyenne de 13 %), le risque d’altération de la fonction rénale (en moyenne de 14 %) et le risque de décès toutes causes (en moyenne de 10 %). Ces effets ont paru indépendants de la diminution de la glycémie ou de l’HbA1c.
De ce fait, il était logique d’évaluer l’effet sur le pronostic rénal de patients ayant un DT2 et une maladie rénale chronique : c’est l’objectif qui a été dévolu à l’étude FLOW [1].
Les 3 533 patients inclus devaient avoir un DT2 et une maladie rénale chronique définie par un débit de filtration glomérulaire (DFG) compris entre 50 et 75 mL/min/1,73 m² et un rapport albuminurie sur créatininurie (RAC) compris entre 300 et 5 000 mg/g ou avoir un DFG compris entre 25 et 50 mL/min/1,73 m² et un RAC compris entre 100 et 5 000 mg/g. Ils ont été randomisés pour recevoir en double aveugle contre placebo du sémaglutide en sous-cutané jusqu’à la dose cible de 1 mg par semaine.
Le critère primaire comprenait les événements rénaux majeurs : insuffisance rénale terminale (justifiant la dialyse, ou la transplantation ou avec un DFG < à 15 mL/min/1,73 m²) ou une réduction d’au moins 50 % du DFG ou un décès de cause rénale ou CV.
À l’inclusion et en moyenne, les patients étaient âgés de 66 ans, 30 % étaient des femmes, l’HbA1c[...]
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