Quoi de neuf dans le SCA et en cardiologie interventionnelle ?

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L’année 2024 a apporté son lot de nouvelles avancées pour la prise en charge du syndrome coronaire aigu (SCA) et dans le domaine de la cardiologie interventionnelle en général. Voici une sélection non exhaustive des communications importantes avec (enfin !) une étude positive dans le choc cardiogénique en faveur de l’utilisation des systèmes d’assistance circulatoire percutanée, une stratégie de monothérapie par inhibiteur puissant des récepteurs P2Y12 dès le premier mois suivant un SCA, de nouvelles données dans la gestion périopératoire des antiplaquettaires chez les patients stentés, des arguments en faveur d’une stratégie invasive pour la prise en charge du SCA sans sus-décalage du segment ST (NSTEMI) chez les patients âgés, des données pas toujours concordantes sur l’intérêt de la revascularisation complète dans l’infarctus et un traitement bêtabloquant qui “fait de la résistance” dans le post-infarctus.

Choc cardiogénique

Environ 8 % des patients pris en charge pour un infarctus du myocarde vont développer un choc cardiogénique à l’origine d’un taux de mortalité élevé autour de 45 %. À ce jour, aucune technique d’assistance circulatoire n’a démontré de bénéfice. Le bon vieux ballon de contre-pulsion aortique (BPCIA), souvent seul recours de l’opérateur, s’est montré sans effet dans l’étude IABP SHOCK II. Les deux assistances circulatoires principalement utilisées sont :
– l’ECMO : circulation extracorporelle veino-artérielle avec membrane d’oxygénation du sang ;
 l’Impella : micropompe axiale positionnée au niveau de la valve aortique, permettant une décharge ventriculaire gauche.

L’étude ECLS SHOCK, première étude randomisée de large effectif ayant comparé le recours systématique à l’ECMO au traitement conventionnel chez 420 patients en choc cardiogénique secondaire à un infarctus du myocarde traité par angioplastie [1], avait retrouvé des taux de mortalité comparables, 47,8 % dans le groupe ECMO vs 49 % dans le groupe conventionnel (p = 0,81). L’ECMO était associée à un surrisque hémorragique (HR : 2,44)[...]

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À propos de l’auteur

Institut de Cardiologie, CHU Pitié Salpêtrière, PARIS.